ãÜÜÕÜÜÑ - ÃæáÇÏ æÈÜäÜÇÊ ™ Egypt - Boys and Girls

äÓÚì ÏÇÆãÇ ð áÚÑÖ ÇáÍÞíÞÉ ÈÌãíÚ æÌæååÇ ÝÔÇÑßäÇ ÇáÑÃì ÇáÍÑ
 
ÇáÑÆíÓíÉÇáÊÓÌíáÏÎæá

ÔÇØÑ | 
 

 CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA

ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá 
ßÇÊÈ ÇáãæÖæÚÑÓÇáÉ
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:46 am

CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA CROISSANCE


SECTION 1 - LA CROISSANCE, UNE CONSTRUCTION HISTORIQUE

Croissance : phénomène récent des pays occidentaux, c’est diffusé dans le monde, pays sans croissance minoritaire.
Avant : la phase de prospérité peut être annulée - pas de caractère cumulatif et irréversible comme aujourd’hui.
Croissance : représentation du monde ® moteurs
- division du travail
- accumulation du capital
- progrès technique

§ 1 - Une première périodisation : le découpage de A. Maddison

Absence de croissance :
- forte attraction par les capitaux de la terre (propriété foncière détermine la fortune et le prestige)
- propriété foncière donne lieu à des investissements ostentatoires (châteaux, …)
- absence de véritable progrès technique et économique. Deux conceptions du temps : temps linéaire et temps circulaire (en fonction de la saison, terre autour du soleil, …) ® fatalisme à l’égard de la richesse, on redevient pauvre à la fin du cycle
- produit physique limité. Barrière à la production sur un territoire donné, différence de dépasser une production donnée. Faiblesse du capital et de la main d’œuvre. Croissance richesse ® croissance des hommes. ® diminution du PIB
- mentalités et valeurs peu favorables à la croissance (féodalité).

Monde spiritualité et aucun monde matérialiste, caractéristique du monde capitaliste. Lien social dominant = rapport d’hommes à hommes, rapports hiérarchiques.
Dans le monde capitaliste, rapport d’hommes à chose.

La R.I. introduit une rupture nette : la croissance est la fois globale (concerne tous les domaines), irréversible + un rythme auquel le PIB augmente : s’il n’augmente pas assez, problème pour maintenir les équilibres. La croissance est cumulative, elle s’autoalimente ® progrès technique.

Selon Maddison :
- de 1820 à 1870 : première industrialisation avec le progrès technique de l’époque (machine à vapeur …). Croissance assez limitée, avance de l’Angleterre et de la France sur les autres pays. 1 % ou 1,5 % de croissance,
- 1870-1913 : période marquée par les phénomènes économiques : 1875 à 1896 ® période de grande dépression ; le capitalisme se restructure ® seconde R.I. (électricité, téléphone, automobile, essence). 1896-1913 : grandes entreprises,
- périodes entre deux-guerres : période trouble, plus avec la guerre. Crise de 29 : crise structurelle jusqu’à la seconde guerre mondiale. Taux de croissance faible : plus ou moins de 1 %,
- période des « 30 Glorieuses » : 1945-1975 taux de croissance de 5 % chaque année, plus le taux de productivité du L. augmente : la richesse par habitant va tripler sur 30 ans.
- 1975 à nos jours : période de croissance économique lente. 2 %, 2,5 %. Nouvelle révolution des NTIC. Retour à un système plus libéral.
Attention : période de grande croissance dans les pays émergents, différent dans les pays de vieille industrialisation. Retour à « l’Etat régulier », au « trend séculaire ».

§ 2 - La RI ou l’invention de la croissance

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:48 am

A - La modernité

La croissance économique prend place dans de vastes processus de modernité (arts, société, politiques, …) des autres sciences sociales. Voir la croissance que dans le cadre économique.
Modernité économique = modernité en général.

® Première dimension : phénomène de sécularisation, déclin de l’influence de la religion sur le phénomène économique. Recul interdit face au prêt à intérêt, face au salariat.
Max Wéber a travaillé sur l’influence du protestantisme et du capitalisme. Il parle de « désenchantement du monde », plus de forces surnaturelles au milieu du monde rationnel. Les religions se rationalisent, essentiellement des mentalités rationnelles.

® Deuxième dimension : individualisme et affirmation des droits des individus. La communauté : organisation sociale où les individus sont soudés les uns aux autres. Sont au service du groupe. Dillution de la notion d’individualité au milieu du collectif.
Quand les individus se séparent, ils deviennent indépendants et autonomes ® la société : solidarité face à l’intérêt, développement de la division du travail, on dépend des autres pour notre survie car spécialisation de chaque individu pour une tache. Solidarité sur le marché. Affirmation individuelle préalable au capitalisme.

Individualisme : liberté des individus.
Point de départ : analyse des économistes : l’individu cherchant à maximiser son bien-être.
La croissance économique pourra avec un rapport avec les instincts individuels.
Société communautaire : protectrice + inhibantes.

Modernité comme processus de sécularisation : religion en particulier chrétienne, avait un discours anti-économique : pouvoir valoriser un antinomique à la modernité.
Exemple : critique de la « cupidité » (marchands, banquiers, industriels, …), répression organisée contre l’usure (pratique du taux à intérêt). L’usurier est une personne infâme, absence totale de vertu. Mais l’Eglise va garder une certaine tolérance. A partir du XIVe siècle, la tolérance augmente car on va trouver une justification à l’intérêt, on va sanctionner l’abus du taux d’intérêt. Si le prêteur a permis de réaliser une aide économique lucrative.

XVIe siècle : mercantilisme : changement radical ® introduit la finalité de l’enrichissement du prince, de la nation, comportement plus amorale.

XVIIIe et XIXe siècles : nouvelle étape : les économistes vont défendre le principe qu’un agent économique doit maximer son intérêt pour améliorer son sort.

Dimension démocratique de la modernité [Alexis de Tocqueville] va démontrer que les USA est la meilleure incarnation de l’âge moderne ® « De la démocratie en Amérique ». Pour lui, égalité des conditions : les USA, a priori, a pour dogme fondateur une égalité en droit. Evacuation des privilèges liés à la naissance. Hiérarchie sociale fondée sur le mérite personnel, également des conditions en rapport avec l’économie. Monde moderne : concurrence entre individus.

Représentation de l’égalité des chances aux USA.
Plus même si les individus s’enrichissent, pas de pérennité de la richesse. En Europe, il y a transmission des richesses et du statut. Aux USA, plus de mobilité sociale.
Métaphore de la file d’attente.

Emergence de la pensée rationnelle comme libération d’esprit pour des progrès techniques.

B - La diffusion du changement technique

RI : 1780-1830, essentiellement en Angleterre avant la Révolution démographique + révolution agricole.
La France a un décollage plus tardif et moins marqué.
Allemagne : après 1850.
USA : 1860-1865 : guerre de sécession.
Japon : 1870.

Manifestation de la RI : innovation technologique qui augmente la production (machine à vapeur, métiers à tisser, métiers à filer, mécanique, chemins de fer, technique de fonderie, changement des ressources énergétiques : bois ® charbon).

L’invention est le contraire de l’innovation.

Augmentation de la population a double effet :
- court terme : augmentation des consommateurs
- long terme : augmentation de la main d’œuvre de la population active

Mais en Angleterre, la demande devient forte ® la réponse est la recherche de moyens pour produire plus 2 temps
- Premier temps : la proto industrie : innovation dans l’organisation du travail : on va déléguer les compétences ® le domestic system. Le travail à domicile va augmenter la production ; division géographique du travail : qualifié dans les villes.
Pression de la demande dans le textile avant la guerre (habiller les soldats).
La proto industrie permet d’augmenter la production sans innovation : aucun changement de matériel ® va s’essouffler face à la pression, faut une réponse plus efficace.
A effet pervers : plus la main d’œuvre augmente, plus il faut les gérer.
Plus de croissance de pays que le travail = plus sont moins payés. Et comme ateliers disséminés = aucune uniformité qualité, aucune fiabilité.
- Deuxième temps : concentration de la main d’œuvre dans la manufacture. Temps de travail fixe mieux contrôlable, division du travail plus poussée [A. Smith], gain de productivité en augmentation [Babage] observe que la division du travail en taches élémentaires permet de remplacer la main d’œuvre par les machines ; la division du travail permet la substitution du travail.
[Watt], 1769, dépose le brevet de la machine à vapeur. L’innovation technique arrive car la société est demandeur mais il faut aussi la capacité intellectuelle d’innover.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:49 am

Conséquences du changement technique :
Exemple : chemin de fer, mise en place dans les mines ® rails. Plus à l’extérieur. Avec la machine à vapeur, on a la locomotive. Avec les trains qui servent à transporter les marchandises puis les voyageurs ® diminution du coût et de la durée du transport, croissance des volumes transportés. Réalise unité marché national comme international. Croissance de la production de l’acier, fonte, matériel ® croissance de l’innovation dans la sidérurgie, métallurgie. Circulation des idées.

Avec les progrès techniques, l’invention de la crise économique de surproduction (sous A.R., sous production) ® aucun pouvoir d’achat suffisant.
Fluctuations régulières de l’économie ® il y a des cycles.

§ 3 - Croissance, productivité et emploi

Productivité : souvent suspecte, remplace l’homme par la machine (court terme). A long terme, le paysage est différent. Ce sont les gains de productivité qui sont les meilleurs protecteurs de l’emploi.

A - La notion de productivité de facteurs

Cf. T.D.

La productivité apparente du travail : VA brut

effectif = N x h ® temps de travail 8 x/jour
Nombre total d’heures travaillées
« ACTIVITE »

La productivité du capital : VAB
stock de capitaux

Rentabilité : indicateur de performance mais ce n’est la productivité qui est un indicateur technique qui permet de mesurer la productivité.
Rentabilité : indicateur vaste, mesure rapport entre …… et capital engagé. La rentabilité dépend en partie de la productivité mais pas exclusivement.

B - Les sources de la productivité

La société occidentale industrielle accorde une grande importance à la productivité. C’est un souci moderne : c’est par la productivité qu’est réalisé ……. Le souci est quand le capitaliste charge …. de la productivité par la croissance productive, il faut trouver un moyen d’augmenter le rendement ® proto industrie.

Segment de la demande :

- segment supérieur ® luxe, élites
- segment inférieur ® populaire
- segment intermédiaire ® classe moyenne

Le capitalisme organise la production de masse avec une diminution des coûts de production.
Division du travail, compétence de la main d’œuvre, progrès technique sont les trois sources principales de gains de productivité.

1 - Progrès technique

Notion qui a beaucoup de sens différent.
Sens large : connaissance des sciences (…)
Sens strict : transformation des techniques de production et innovation de productivité. Progrès technique incorporé dans les machines avec croissance du volume de production ou diminution du coût d’usage (innovation de procédés).
Innovation de production : création de nouveaux biens de consommation.

Innovation de procédés : pour être productif, doit bénéficier d’un système technique, d’un ensemble.
[Paradoxe de Solow] : productivité dans les années 80 aux USA, augmente lentement alors que l’investissement des nouvelles techniques augment.
Les nouvelles technologies ont besoin d’un temps d’adaptation.

Les dépenses de recherche et de développement : en amont est obligatoire pour augmenter la productivité par le biais du progrès technique.

2 - La division du travail

Manière la plus vieille pour augmenter la productivité du travail mais n’a pas la même intensité en fonction des périodes.
Est souvent restée élémentaire :
- division sociale du travail : découpage des activités en grandes catégories : les groupes sociaux avec activité particulière peut être intensifiée,
- division technique du travail : découpage des tâches au sein d’une activité (entreprise capitaliste). Exemple : fabrication d’une épingle : 150 opérations différents (révolution des nations, 1776) [A. Smith].

La division du travail ne nécessite aucun progrès technique : les gains de productivité peuvent découler d’une meilleure organisation du travail ® rationalisation. Une fois que le travail est divisé, le progrès technique prendra son envol.
[F. Taylor] (1870-1915 apparition de Taylor) : organisation scientifique du travail (l’OST), sélectionner les meilleures ouvriers pour chaque tache, on va le filmer et décomposer tous ses faits et gestes ® d’où vient la compétence ? Va recomposer le travail avec le « one best way ». Sélection de la main d’œuvre, va affecter le travailleur à une tache précise (ensemble d’opération qu’un individu doit remplir au cours de la journée plus système d’incitation au travail : prime importante mais il y a aussi des sanctions si le temps n’est pas respecté.
Le système de Taylor peut être appliqué dans tous les secteurs.

Division verticale du travail : séparation totale entre la conception du travail (bureau du travail) et l’exécution du travail (exécutants) (aucune initiative).

Limites du système taylorien :
Limites humaines et sociales : des critiques sont déjà connues. Le travail de moins en moins qualifié, manque de motivation, diminution de la qualité du travail et intérêt porté au travail, abrutissement.
Repose sur une hypothèse limitative : le travailleur ne travaille que pour être payé. On peut lui imposer n’importe quoi du moment qu’on le paye. La motivation n’est que pécuniaire.

E. Mayo et A. Maslow : deux sociologues.
A travaillé sur la société Western Electric : comment améliorer les condition de travail pour augmenter la productivité. Division de l’usine en deux avec un atelier où modification et un autre sans modification. Au bout de 3 mois, la productivité a augmenté de la même manière dans les deux ateliers ® pour Mayo, les ouvrières ont eu le sentiment qu’on s’occupaient d’elles, augmentation de la motivation ® Ecole des Relations Humaines.

Pyramide des besoins de Maslow : besoins vitaux ® R, besoin d’intégration, sécurité, besoin de reconnaissance (avant un statut, c’est-à-dire ensemble des comportements auquel l’individu peut s’attendre de la part d’autrui), réalisation de soi (est-ce que l’individu peut s’épanouir ?)

Herzberg : l’entreprise est une communauté d’action, culture de l’entreprise. La bonne organisation : qu’est-ce que tu as fait et qu’est-ce qu’on t’a fait faire ?

Limites techniques : multiplication des pannes, des malfaçons, donc augmentation des coûts, augmentation de la résistance des travailleurs : grève et résistance individuelle, au jour le jour « grève du zèle ».

Limites technico-productives : changer les machines.

Limites économiques : les consommateurs veulent de nouveaux produits et aucune productivité standardisée.

Flexibilité productive : concerne autant la fabrication que la vente, autant les travailleurs que l’entreprise.
Dès les années 50, 60 : monde stable en général.
La durée de vie des produits se réduit : diminution de la qualité de fabrication - produits différents avec les prix attractifs ® production de sur-mesure de masse.
L’outil trop rigide ne va pas convenir ® chaîne flexible avec introduction des robots et machines à commande numérique : robots programmés et déprogrammés avec la création de nouveaux modèles.
La main d’œuvre doit être plus qualifiée et plus motivée : change de degré d’implication des travailleurs. Il faut trouver de nouvelles sources de productivité.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:51 am

3 - Le capital humain

La connaissance et les compétences acquises par rapport à l’expérience, ancienneté …
Mesurable à chaque âge en fonction de la croissance.
Le capital humain permet l’amélioration : efficacité des individus.

Progrès incrémentale.
« Learning by doing » K. Arrow, prix Nobel d’économie propose la courbe d’apprentissage : coût de production …….. avec l’apprentissage, diminution du coût de production quand il y a croissance de l’apprentissage.
Le capital humain : prix en compte au niveau de l’éducation dans la croissance.

C - Le lien de croissance - productivité

(voir T.D.)

Section 2 - La croissance comme concept mesurable

La croissance : expansion des activités qui permet à une société concernée de disposer de plus de biens et de services.

La richesse dépend de la manière dont les moyens d’accès à ces produits peuvent être cumulés et devenir source de pouvoir. la façon dont se réalise la croissance va contribuer à cette accumulation, mais elle peut aussi provoquer des destructions de cette même richesse (pollution, obsolescence, crises de sur production, destruction). Réciproquement, la volonté d’accroître pour chacun la richesse qu’il détient oriente l’expression des activités ». Pascal Petit.
Croissance : quantitatif développement : qualitatif ?

La production commerce et artisanat est réputé stérile ® il faut mesurer la production de l’agriculture ® conception des physiocrates.

Pour A. Smith, ce qui mesure la richesse, ce sont les biens mais ce qui crée la richesse, c’est le travail (pour les classiques).

Pour les néo-classiques : ils introduisent la notion de biens et services marchands. Ils excluent ce que est non-marchand.

Pour la comptabilité nationale : biens et services marchands + services non marchands obtenus à l’aide de facteurs de production marchands = le PIB.

Caractéristique de la croissance :
Expansion contraire à la croissance car c’est une période coude.
Croissance :
- accroissement régulier du PIB par habitant
- phénomène global et cumulatif
- s’inscrivant dans le long terme (Trend)


Attention
Accroissement volume/valeur
Court terme et long terme
Croissance extensive / croissance intensive
La croissance repose sur un accroissement des facteurs de production (lent).
La croissance intensive : inclut la notion de progrès technique (rapide).

La production : trois facteurs : le capital ; le travail ; le progrès technique
Production = F (capital, travail, progrès technique)
Travail : Noh / progrès technique A (t)

A long terme, les facteurs de production sont réputés variables ® notion de la variation de la production résultant d’une variation des facteurs de production ? :
- rendements factoriels contants : quand la variation est proportionnelle
- rendements factoriels croissants/décroissants : quand l’augmentation de la production est supérieure ou inférieure à la variation des facteurs.

Dans les rendements factoriels constants : aucun progrès technique, même si la production continue d’augmenter, les facteurs et la production sont multiples sur la valeur l : stricte proportionnalité entre la variation des intputs (capital, travail) et de l’adput (production). F (lK, lL) = lF(K, L)
Exemple :l Y = F (lK, lL)

Dans les rendements croissants : accroissement du produit. La production est plus proportionnelle à l’accroissement des facteurs.
l f (K, L) L, F (lK, lL).

Dans les rendements décroissants : accroissement du produit de la production est moins proportionnel à l’accroissement des facteurs l F (K, L) > F (lK, lL).
® Croissance extensive : augmentation du PIB proportionnelle à la hausse de la quantité des facteurs utilisée ® double qualité ….. et leur nécessaire. Les rendements d’échelle sont constants. L’échelle de production n’a pas d’effet sur son efficacité.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:53 am


® Croissance intensive : quand les facteurs de production sont utilisés de façon plus efficace : la production s’accroît plus rapidement que la qualité des facteurs. Les rendements d’échelle sont alors croissants, et la croissance économique repose principalement sur les gains de productivité.

la croissance potentielle : mesure de la performance maximale d’une économie. Tous les travailleurs sont mobilités ® plein emploi. Aucune augmentation d’inflation, le rendement des échelles est constant, c’est-à-dire que l’on est à la limite de tous les facteurs sans que la demande augmente la hausse des prix.

Mesure performance d’une économie en plein équilibre.


Croissance effective comparée à la croissance potentielle : l’écart entre les deux est le déficit de la croissance : son analyse donne à réfléchir sur la politique économique.

§ 2 - Une conception élargie : le développement

Développement évoqué pour la première fois par le Président Truman après la seconde ……. et le plan Marshal. Il s’agit d’atteindre le bien être et aucune augmentation de la production ® développement = qualité.

La notion de croissance réduit à l’expression de l’augmentation des qualités physiques, ne contient aucun jugement de valeur.
Le développement peut compenser la marque, notion de croissance, c’est …. distinction qualitatif et quantitatif.
Education avec le taux d’alphabétisation ; taux d’études… espérance de vie, santé (nombre de médecins par habitant).

Critères socio-économiques pour approcher le développement.
L. d’Engel : la part des dépenses alimentaires diminue en proportion du budget quand il y a augmentation du niveau de vie.

M.. : qualitatif renvoie à la quantité, les indicateurs de la qualité calculent la quantité (d’alphabètes, de médecins, …).

F. Perroux : « développement d’une part, est l’enseignement du changement dans les structures mentales et les habitudes sociales d’une population, qui la mettent en état d’augmenter de façon durable un produit réel global ».

Croissance homothétique.
Le marché ne fonctionne qu’à la condition que les structures mentales et les habitudes sociales des populations soient devenues telles, que les quasi-mécanismes des prix et des quantités puissent jouer.

Dans la notion de développement, jugement de valeur positif.

(Notion de progrès technique) ® toute croissance est à terme un développement mais les croissances au développement ne sont pas à terme tous positives.

La croissance intensive, productivisme sont dénoncées : pollution, destruction … ® effets pervers.
Célébrer la croissance, c’est célébrer certaines variables sans prendre en compte les conséquences négatives.
La croissance, au delà de 5 ans, se traduit par un développement.

Selon R. Aron, « La croissance est un phénomène qualitatif dont les résultats sont mesurables ».


Attention : qualitatif : bon ou mauvais (défauts).

§ 3 - Les mécomptes de la croissance

A - Une conceptualisation réductrice du bien-être

Les économistes ont toujours refusé de s’interroger sur les finalités de la croissance car ils considèrent cela comme une évidence.

A. Smith, 1776, Richesse des Nations : il part d’un postulat = l’homme est naturellement enclin à échanger, à rechercher l’intérêt individuel maximum ® la production et la division du travail en découlent. Pour Smith, la recherche de la croissance est naturelle.

Courant utilitariste, J. Bentham pour chef, contemporain d’A. Smith : agent individuel s’il agit rationnellement, n’a qu’un seul but c’est rechercher une utilité supérieure ® différence entre l’égoïsme et l’individualité.
Utilité : recouvre la notion de bien être et de bonheur (hedonisme) qui prend forme d’une dimension matérielle : accumulation de biens matériels.

Efficacité/efficience / justice sociale ® contradiction ?

® un système est efficace s’il y a une bonne productivité ou une bonne rentabilité quelles que soient les considérations morales.
® Un système est efficient quand il donne satisfaction aux agents économiques. Efficacité et efficience peuvent coïncider.
® Justice sociale : conformité à un système de valeur mais est relatif, dépend de la conception de la justice que l’on a, est relative à chaque société. Justice = égalité en général.

Pour les économistes libéraux, ces trois notions se confondent, pour eux, marché de la croissance est à la fois efficace, efficiente et juste car favorise la croissance économique.

La croissance ® problème de répartition ® les économistes critiquent.
Les économistes non libéraux vont critiquer les usages et la finalité de la croissance, vont différencier les trois thèmes.
La croissance est une condition nécessaire au bien être et aucune condition suffisante.

Depuis une trentaine d’années, la croissance n’est pas toujours nécessaire.


B - De la théorie du bien être à la mesure du bien être

Si bien être = relève accumulation de biens matériels ® mesures simples mais si on doit intégrer des notions de bien être, une notion d’efficience (sentiment de satisfaction) Comment mesurer le bien être qui contiendra la dimension subjective avec sentiments et jugement de valeur ? Comptables nationaux se sont toujours refusés à mesurer le bien être.

Critiques du PIB

* Les com. actuels de la croissance ne sont pas pris en compte et déduits du PIB
Exemple : accidents de voitures : le prix des réparations sont prises en compte mais aucune perte personnelle et augmentation des hôpitaux.
Exemple : ce qui entraîne une pollution ou nuisance ® on crée un problème, on crée une solution et les deux s’additionnent alors qu’ils devraient se soustraite et que le PIB devrait diminuer. Tout ce qui est externalités négatives devraient se soustraire pour mesurer le bien être.

* Il existe aussi des choses non comptabilisées dans le PIB : il sous-estime certaines contributions au bien être : le travail domestique augmente et le bien être mais comme temps libre en augmentation, fait baisser le PIB (plus de temps pour les loisirs).

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:57 am

Le PIB valorise les « entre-prises » au détriment des « autonomes »

Le PIB ne déduit pas les nuisances de la croissance

Le PIB sous-estime certai-nes contributions au bien être
ß

ß

ß

Le PIB ne mesure pas le bien être


Le travail bénévole : réelle contribution au bien être, service non marchand gratuit ® pas compté des PIB.

La consommation du patrimoine naturel n’a aucune valeur (eau, air … des biens libres). Quelle est la valeur de la nature ? Quel est le coût économique d’un lac, d’une forêt … ?
Solution : faire un prix fictif ou considérer que ces biens ont un prix infini, pas de valeur économique.
® problème conceptuel.
Le PIB sanctionne l’efficacité et pas l’efficience.

* Augmentation des inégalités = injustice mais selon la théorie libérale, les gains des riches font les biens des pauvres. Le Trickle Down.


§ 4 - De nouveaux indicateurs de bien être

A - Indicateurs du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD)

(voir la fiche technique 1).

S. Mill : il y a plaisirs immédiats et plaisirs différés.
Eduquer est un investissement, étude est source de plaisirs futurs.

® IDH : indicateur synthétique. Hiérarchie des pays en fonction de leur degré de réussite par rapport au pays le plus riche.
P. 229 : Islande en tête car bon niveau dans les trois domaines.

Trois critères de l’IDH :
- espérance de vie à la naissance
- connaissance (taux d’alphabétisation)
- PIB par personne (niveau de vie décent)

Les pays développés se différencient peu entre eux, quand on prend en compte les facteurs de l’IDH. Comme partout on regarde les autres indicateurs (l’IDH masque les inégalités).

® ISDH (Indicateur sexo spécifique de développement humain) raisonne en fonction des femmes en reprenant les critères IDH.

® IPF (Indicateur de participation féminin) : participation à la politique, à l’économie et pouvoir sur les ressources économiques.

® IPH (Indicateur de pauvreté humaine) (critère de l’inégalité et de la répartition).

à IPH – 1 (pour les pays en développement). Critère de :
- vie longue et en bonne santé : probabilité de ne pas survivre jusqu’à 40 ans
- connaissances (taux d’alphabétisation chez les adultes)
- niveau de vie décent : pourcentage de la population sans accès à une source d’au assainie + pourcentage des enfants en sous poids pour leur âge
à plus le pourcentage est élevé, plus la pauvreté est élevée.

à IPH-2 (pour les pays de l’OCDE) :
- vie longue et en bonne santé, aucun ne survit jusqu’à 60 ans
- connaissances (illettrisme)
- niveau de vie : pourcentage de personnes en dessous du seuil de la pauvreté (50 % en dessous du R médian c’est-à-dire en dessous du R moyen)
- exclusion sociale (taux de chômage de longue durée)

B – Indicateur de santé sociale (ISS)

Pour les USA, Marc et Mirangoff, en 1996, ont publié un graphique (graphique 1). Dégradation de la santé sociale par rapport à l’augmentation du PIB indicateur de santé sociale : est compose, prend en compte l’âge plus les enfants, les adolescents, les adultes, les personnes âgées (tableau 2).

Limites :
- est spécifique à un Etat, marqué par une conjoncture nationale et valeur d’une société à surtout pour les USA
- est variable dans le temps, reflète la configuration historique.

Réponse française le BIP 40 : pas très développé, combine cinq critères :
- emploi et travail déclinés en 24 indicateurs. Exemple : sur le taux de chômage, précarité, inégalité entre les femmes et les hommes, relations professionnelles…
- revenus avec 15 indicateurs : niveau des travaux, pauvreté, fiscalité, consommation…
- indicateurs de santé : (environ PNUD) en plus) indicateurs espérance de vie entre les catégories sociales
- éducation : 5 rubriques : inégalité des performances scolaires, taux de sortie de scolarisation …
- logement : logements sociaux, nombre de sans-logis … (5 indicateurs)

C – Indicateur de sécurité personnelle

Origine : Canada – Des chercheurs ont combiné des données objectives et des données subjectives à partir d’enquêtes à deux indicateurs (un objectif ; un subjectif).
Trois domaines (tableau 3)
- économie
- santé
- sécurité physique

« Les nouveaux indicateurs de richesse », n° 404, coll. Repères.
« Reconsidérer la richesse », P. Niveret.
« Objecteurs de croissance », coll. Echos sté.
« La ville écologie politique », J.P. Fitoutsi.

D – La prise en compte des indicateurs intégrant une problématique écologique

à PIB Environnemental : calculer ce qui détruit l’environnement. Corriger de la destruction de l’environnement.

à L’empreinte écologique, calculée pour chaque pays, mesure la surface nécessaire pour produire les ressources consommées par la population et pouvoir absorber les déchets qu’elle produit. Estime la durabilité environnementale (voir graphique polycopié).

Section 3 – Les déterminants de la croissance

Paragraphe 1 – La croissance « smithienne » : accumulation et division du travail

Fait référence aux deux ressorts principaux qu’A. Smith a privilégié.
La croissance ne repose pas sur des gains de productivité énormes, progrès technique pas ….
Cette croissance correspond à la première industrialisation, couvre la période de la première révolution industrielle (1780) mais aussi la proto-industrie (1720).


------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 12:58 am


Quels mécanismes mobilisés dans cette croissance ?

* Division du travail : Smith évoque un ensemble d’enchaînement qui va donner la croissance économique à partir de la division du travail. « Inclination naturelle à échanger » ce qui pousse les hommes à travailler.
Division du travail : augmentation de la productivité + augmentation des revenus à favorisent l’emploi et l’investissement.
Augmentation du travail + augmentation de l’investissement = accroissement du capital = croissance.
Smith raisonne d’abord par rapport aux offres.
Si offres = augmentation de la productivité.
La division du travail ne peut être limitée que par la faiblesse des demandes, que par la faiblesse de l’expansion du marché.
La croissance peut être imaginée dans le cadre général.
C’est un Etat transitoire pour augmenter le bien-être des individus.
A terme, plus de matière à augmenter le capital car l’expansion des marchés s’est arrêtée.

T. Malthus, contemporain de Smith : a énoncé le principe de population : limite à la croissance économique = faible productivité des terres. A un moment la population aura plus augmenté que la productivité et la terre ne pourra pas subvenir aux besoins de la population. Aujourd’hui, cf. développement durable.
Malthus avance aussi la théorie que l’offre engendre sa propre demande (J.B. Say : « La loi des débouchés » : foi dans les vertus d’autorégulation du marché) est fausse : l’offre engendre sa demande que si elle correspond entre deux choses : « vouloir d’achat » et « pouvoir d’achat ».
Il est possible que les deux ne coïncident pas. Il est possible que l’augmentation des règlements à augmentation de l’épargne, donc manque de dépenses, donc que le pouvoir d’achat ne coïncide pas avec le vouloir d’achat (chez les bourgeois).

Sismondi : reprend l’argument de Malthus mais dit que la croissance peut s’arrêter si le pouvoir d’achat de la classe populaire est faible. La croissance dépend tu partage des richesses, prévisualise les crises de surproduction qui interrompt brutalement la croissance économique.

Objection : l’épargne peut être investie, ce qui créera de la demande. Pourquoi investir s’il n’y a pas de demande ?

Pendant le XIXe siècle la demande extérieure peut servir à la croissance intérieure.
Mais accumulation et division du travail ne sont pas suffisants pour une croissance économique.

Paragraphe 2 – La croissance « schumpétérienne » : innovation et progrès technique

J.A. Schumpeter : économiste qui a mis au centre de la croissance l’innovation.
Invention : capacité scientifique à créer de nouveaux produits.
Contraire
Innovation : nouveaux produits correspondant à un besoin qui existait et qui était satisfaits par un autre produit + besoins nouveaux créés par un nouveau produit.
Génie du capitalisme : faculté d’innover.

Il y a innovation de produits + innovation de procédés (innovations technologiques liées au progrès technique ou aux impasses posées par d’anciens produits) + innovation organisationnelle.
Il faut être capable de trouver de nouveaux débouchés.
Il peut y avoir innovation financière : diriger l’épargne vers l’investissement productif.

Schumpeter a montré que c’est l’innovation de la banque qui va permettre d’accéder au progrès technique grâce à l’investissement. La banque, en répartissant les risques et en les mutualisant, va couvrir ses pertes.

Le progrès technique n’est pas régulier, ce produit par grandes vagues d’innovation, par « grappes d’innovation ».
Le processus de diffusion des innovations peut donc s’étendre.

…….. un moment où les innovations sont limitées. Le système technique devient peu à peu décroissant à « grande dépression » c’est-à-dire phases de ralentissement de la croissance économique qui entraînent :
- la rationalisation de l’appareil productif
- l’accélération de l’innovation à innovation majeure dans ces grandes phases de dépression car on en a besoin pour en sortir.

Il y a un délai entre le moment où les innovations émergent et le moment où sont utilisées dans l’économie.

N. Kordratiev





Schumpeter a une conception de l’entrepreneur : il a travaillé dans une approche socio-économique du capitalisme. L’entrepreneur capitalisme = spécificité du capitalisme, on ne le trouve pas ailleurs.
Il rejoint les thèses de M. Weber, de Sombari avec l’esprit d’aventurier.

Schumpeter oppose le capitaliste et l’entrepreneur. Le capitaliste a un capital qu’il cherche à faire fructifier, donc profit à court terme, profit rapide. Exemple : la bourse.
L’entrepreneur prend des risques, a une vision, peut se tromper mais ne vise pas le profit mais plus l’innovation.
Vont se rencontrer que l’entrepreneur va faire de son innovation une innovation rentable, le capitaliste va investir.
Les deux personnages sont donc nécessaires pour avoir des innovations de masse.
La banque comble le décalage entre l’innovation et l’…..tion.

Paragraphe 3 – La croissance « keynésienne » : l’Etat régulateur et incitateur

C’est-à-dire croissance nouvelle qui s’enclenche aux lendemains de la deuxième guerre mondiale.
Etat keynésien : politique de relance keynésienne (1930-40) fondée sur la théorie du multiplicateur de dépenses publiques et du déficit budgétaire.
+ politiques structurelles : autour des entreprises publiques.
+ politiques de régulation : l’Etat va être investisseur, acquisiteur de biens et revenus, redistributeur pour les ménages.
E. Keynésien agit aussi bien du côté de la demande que de l’offre.
Keynes veut relance la consommation des ménages mais veut faire la relance par l’investissement.

Robert Musgrave
Trois grandes fonctions :
1) fonction d’allocation de ressources de l’Etat
2) fonction de régulation, l’Etat avec les politiques fiscales, budgétaires peut modifier l’économie
3) fonction de redistribution. Modifier la répartition des revenus pour relancer l’économie.

Période de croissance intensive « les Trente glorieuses ». Pour le cas de la France, 5 % de croissance annuelle moyenne. Croissance intensive c’est-à-dire gains de productivité élevés à se traduisent par un plein-emploi jusqu’aux années 70.
La croissance de l’emploi par un ralentissement (faible) des gains de productivité.

1/ Politique keynésienne s’élabore dans la période d’entre deux guerres avec la crise de 1929 (fin de la croissance des années 20).
La crise financière avant la crise réelle de l’économie, elle a anticipé sur la crise réelle.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 1:00 am

Dans un second temps, effondrement bourse fait s’accélérer la crise industrielle :
- effet patrimoine : consommation de certains agents économique va diminuer
- effet monétaire : raréfaction du crédit
La diminution de la productivité entraîne la déflation économique.

Les libéraux n’ont pas tiré la conséquence de la crise, ils prônent l’autorégulation, il faut attendre la crise : c’est un temps d’adaptation : Haye.
Keynes, interventionnisme de l’Etat qui est au service du capital. Hétérorégulation : régulation externe.
Marxistes : c’est la crise finale du capitalisme

L’hétérorégulation passe par les finances de l’Etat à les finances doivent être au service des investissements.
Après la crise de 1929, on parle de néo-libéralisme avec un capitalisme maîtrisé.
Dans les années 50-70, le capitalisme international est moins ouvert qu’avant la crise de 1929. Essor de la mondialisation après les années 80 à économie autocentrée c’est-à-dire pas ouvert au capitalisme mondial.

Dans les années 30, programmes élaborés pour tenter de sortir de la crise. Dans tous les cas, l’Etat est mobilisé « New deal » aux USA : fin d’un libéralisme officiel, l’Etat doit réglementer l’économie.
Les pays totalitaires développent le modèle d’économie autour d’un interventionnisme fort (Italie et Allemagne).

France : front populaire avec cas de la relance économique populaire. Le CNR (Conseil Nationale de
la Résistance) donne les grandes principes de la fonction publique : idée de planification de la relance économique, bourse doit être contrôlée et maîtrisée…

2/ Etat et marché après 1945 : de l’« Etat de l’offre » à l’« Etat schumpétérien »
Une partie courant marxisme va changer de politique : le stalisnisme va adopter un statut quo : divise le monde en deux.

Sorte de pensée étatiste qui va se développer car possibilité de s’appuyer sur un Etat pour avoir une révolution sociale.
Tout le monde va croire à la croissance comme condition nécessaire à la réalisation du bien-être à il y a un compromis entre marxistes et keynésiens pour l’intervention de l’Etat (années 50) à Etat de l’offre

à Première forme d’intervention de l’Etat : la régulation du marché (pour les libéraux, il faut des règles privées et spontanées du marché pour qu’il se régule).
Compromis marxistes / keynésiens = Etat arbitre qui a réglementation pour empêcher la désorganisation du marché.

Dans la période des années 50, réglementation du marché emploi en faveur pour salariés, réglementation sanitaire, des monopoles …

Effets stimulants de la réglementation mais depuis 30 ans, introduction de domaines, pas de réglementation qui dérèglent le marché.
Dans les années 50, mêmes règles pour tous donc concurrence équitable au niveau de contrainte.

à Deuxième forme d’intervention de l’Etat : la planification souple (contraire à la planification impérative : l’Etat fixe tous les programmes de planification des entreprises avec domaines prioritaires). La planification souple : les grandes entreprises font des études de marché.
L’Etat fixait par un plan le but de l’intervention. Mais le PLAN n’était obligatoire mais des actions prioritaires et des interventions politiques dans des domaines économiques prioritaires.
Planification souple jusqu’au années 80.

à Troisième forme d’intervention de l’Etat : expansion du secteur public et Etat patronal. L’Etat est propriétaire de grandes entreprises à secteur nationalité, à côté secteur mixte avec quand même un Etat majoritaire.

Entreprise publique des actions de services publics, dans une productivité de ressources de bases, dans le secteur de l’armement, défense nationale.
- taux d’investissements publics massifs
- les entreprises du secteur public ont des avantages tarifaires

à Quatrième forme d’intervention de l’Etat : le « policy mix » et la surveillance du carré magique.
« Policy mix » : politique budgétaire + politique monétaire
Quatre objectifs :
- la croissance économique,
- le taux de chômage,
- l’inflation la plus faible,
- l’équilibre externe

Carré magique : nécessité de préserver les 4 côtés. Il faut trouver un équilibre pour les 4 objectifs.

Recherche d’un équilibre dynamique.
Quels instruments pour la réalisation objective. L’Etat joue sur la politique fiscale ; sur les dépenses publiques, sur le taux d’intérêt c’est-à-dire le coût du crédit donc croissance des dépenses des ménages, est …… I, sur le taux de change à l’époque qui est fixe.
La pratique de ce carré magique résumé par la relation de Phillips à dilemme avec des objectifs non compatibles.

Taux de chômage et inflation

La relation de Phillips


Cette relation va être transformée avec une seconde lecture (Lipzey), tout va dépendre de comment l’augmentation du travail est répercutée dans l’économie. Le capital doit être égal à la productivité marginale. Un excès des travaux peut donc entraîner du chômage ou de l’inflation

à dilemme inflation- chômage

Mais Stagnation : période où la relation inflation/chômage se transforme. Donc la relation de Phillips peut être renversée.

Dans la période des années 50-60, la croissance est rapide et soutenue, dans laquelle l’Etat a un rôle important mais il faut tenir compte des gains de productivité : conciliation économique de marché et équilibre de l’économie entre l’intervention de l’Etat.

Mais déréglementation du marché.

Loi de Kaldor-Verdoorn : cercle vertueux avec la croissance qui dépend de la productivité et la productivité entraîne la croissance.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 1:02 am

Paradoxe de Solow : dans les années 70-80, le progrès technique est constant alors qu’il y a diminution des gains de productivité.
Ils dépendent aussi de l’économie globale.

A un moment tout va se gripper et on va arriver à une croissance molle, à une croissance qui revient cycliquement pendant cette période où ce cercle a fonctionné c’est-à-dire période des Trente Glorieuses, croissance forte et constante. Alors qu’aujourd’hui, la croissance est fluctuante.


Paragraphe 4 – La « croissance endogène » : une réévaluation du rôle du progrès technique

« Croissance endogène » : notion qui a une histoire. On va considérer que les facteurs de la croissance économique dépendant des comportements des agents économiques.

Théorie de la croissance économique jusqu’aux années 60 : la croissance économique dépendait de facteurs exogènes (le modèle de Solow concluait qu’il existe deux facteurs à croissance : progrès technique et accroissement démographique et ces facteurs étaient exogènes).

Croissance endogène : le progrès technique dépend des agents économiques.

A – L’héritage du modèle de Solow

Fonction de Y, la fonction de Cobb-Douglas
Y = fonction des facteurs capital et travail
+ paramètre de la croissance qui est fonction du temps
Y = A (t) Kα Lβ
Vérifie une fonction homogène, détermine dans quelle mesure la croissance dépend du capital et du travail = c’est la mesure de la contribution à la croissance.

Cas particulier si α + β = 1
à β 1 – L (rendements constants)
Y : A (t) – Kα L(1-α)
D’où DY = α dK + (1 – α) dL + dA qui est
Y K L A
Egal à l’expression du taux de croissance du PIB

Taux de croissance = addition contribution du capital avec contribution du travail et avec le résidu de Solow.

Résultat de ces facteurs : voir le tableau sur les contributions à la croissance française.


Exemple : Comment expliquer la croissance ?

PIB marchand de 1,80

Emploi 0,15
Duré du travail - 0,40
Qualité main d’œuvre 0,25
Migration agricole 0,30

Contribution total du travail 0,30 sur un PIB de 1,80

Volume du capital 0,35 sur un PIB de 1,80
De Résidu 1,15 à essentiel des progrès de la croissance sont donc dus à l’amélioration de l’organisation totale.

Résidu est un autre nom du progrès technique mais un progrès technique pas incorporé au capital c’est-à-dire c’est un progrès technique de connaissances, de savoirs.


Mais problème : comment expliquer ce résidu ?
Pas de solution donc la croissance ne s’explique pas.

Solow n’a pas cherché à expliquer le résidu. Le résidu serait ce facteur exogène, externe à la croissance.

Modèle de Solow : récapitulatif.

- Seul le progrès technique soutient une croissance à long terme dans le modèle de Solow.
- L’accumulation des facteurs ne contribue qu’à une croissance de moyen terme.
- L’action politique sur les variables comme taux d’épargne ou de croissance démographique peut donner lieu à un Etat stable avec un revenu brut par tête plus haut.
- Mais la croissance à long terme n’est pas assurée.

B – Une relecture du progrès technique

1) Notion de productivité globale des facteurs ((résidu de la décomposition des facteurs) a permis une relecture du progrès technique. C’était un produit exogène dont la société se servait sans savoir exactement leur provenance.

On va renoncer à un progrès technique exogène pour en faire un progrès technique endogène.
Il était compris comme quelque chose qui améliorait le capital = progrès technique, incorporé au capital.
Aujourd’hui, le progrès technique : forme de savoir, de connaissances qui se diffusent dans tous les processus de la société.

Mais comment est-il produit ?
Le progrès technique imputable aux actions de recherche et de développement qui prennent la forme de dépenses dans les universités, les laboratoires.
Attention : la recherche fondamentale est le contraire de la recherche appliquée.

- La recherche fondamentale est en amont du progrès technique, ne se matérialise pas tout de suite, est désintéressée.
- La recherche appliquée : mise au point de nouveaux produits et procédés. A pour objectif, une certaine forme de rentabilité mais pose problème de la propriété des recherches : si les procédés sont copiés, les agents privés ne voudront plus rechercher des innovations techniques. Ce sont les institutions qui vont les protéger grâce aux brevets.

Statut du progrès technique : un bien public non exclusif, non rival.
- Un bien non rival est un bien dont la consommation par un utilisateur ne prive pas la consommation par un autre utilisateur.
- Un bien non exclusif : il n’est pas possible de mettre un prix sur ce bien pour en empêcher l’accès.

Exemple : les connaissances mises en ligne sur Internet. Les brevets font d’un bien public un bien privé en partie. Mais ils protègent que pour une certaine période afin que les biens tombent dans le domaine public à la fin pour permettre sa diffusion.
C’est une appropriation provisoire des connaissances.

Donc dans l’économie, la productivité totale des facteurs correspond partiellement à toutes ces recherches.


2) Notion d’effets externes (ou externalités)
Exemple : une production agricole dédiée à l’exploitation des pommiers.
Une autre production agricole à côté qui produit des ruches. Les abeilles butinent les fleurs du pommier, donc elles produisent du miel grâce aux pommiers. Mais les pommes sont produites grâce à la polénisation des abeilles.

Donc la relation de coproduction avec un facteur de production gratuit à externalité positive.
Mais l’économie n’en tient pas compte.
Le progrès technique peut aussi être pris en compte pour une externalité positive. Mais c’est rare qu’un prix lui soit donné.

Le progrès technique doit se penser comme un bien public composé d’externalités qui se diffusent.
Mais c’est diffusé, mais on ne peut pas décrypter comment il a effectivement été diffusé. On sait que c’est lié à l’origine aux recherches de développement et on connaît le résultat mais entre eux c’est flou.

3) Il y a des diffusions de progrès qui ne sont pas liées à la recherche de développement mais qui sont liées au fonctionnement concret de l’économie.
Effet d’apprentissage, de diffusion des connaissances : au travers de relations marchandes.

Conclusion provisoire : ce progrès technique (bien public générateur d’externalité) permet de comprendre les rendements croissants à c’est une révolution dans la manière de penser la croissance : le processus de croissance n’est pas censé s’interrompre.

4) Théorie de la croissance endogène : comment va-t-elle simplifier tout ça ? Elle repose sur différentes propositions :
- Il n’y a pas de facteurs exogènes dans l’économie à long terme. Donc tout peut être intégré dans l’économie, tout est endogène. Exemple la croissance démographique de Solow n’est pas exogène comme il le disait mais est bien endogène, car la population dépend de la croissance.
- La politique économique retrouve ses droits mais pas anti-keynésien car il est favorable à une action de l’Etat qui permet des externalités. Exemple : politique d’éducation, politique d’infrastructures … Elles ont influence sur l’économie.
- Les agents économiques sont les promoteurs du progrès technique, à partir des agents économiques (micro-économie) on passe à la macroéconomie.
- Les économies ne vont pas converger les unes vers les autres à écart entre les pays riches et les pays pauvres. Augmentation des écarts par la différence de potentiel technique.
- Un seul facteur : le capital.
Jusqu’alors le capital =
- facteur de production (machines, outils)
- rapport social (Marx) c’est une valeur qui s’accroît d’une sur valeur).

Ici le capital est de nature à augmenter le produit final et engendre le rendement et l’externalité.

Il y a 4 facettes qui permettent la croissance :
- le capital productif qui engendre les effets indirects sur la production des autres entreprises.
- Le capital technologique sous forme d’innovation, connaissances spécifiques.
- Le capital humain (Becker : facteur travail doit être considéré comme un capital sous forme d’un stock de connaissances exploitables et diffusables.
- Capitaux publics : à travers eux, il existe des infrastructures qui génèrent des externalités à politique d’infrastructure, d’aménagement du territoire.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 1:05 am

Paragraphe 5 – Le rôle des institutions

Ce qui est institutionnel, c’est tout ce qui ne concerne pas le marché c’est-à-dire le droit (lois, règles, directives), la culture, les coutumes à règles juridiques ou règles sociales. Le comportement des agents n’est pas exclusivement commandé par des biens utilitarismes, est soumis à des observations collectives via le droit ou les règles sociales.

On va découvrir que le comportement des agents économiques va dépendre de leur environnement.
Exemple : si dans un pays, droit efficace et cohérent, cela rend les échanges économiques plus faciles.
Dans la société, il y a des facteurs plus ou moins propices à la croissance mais il peut aussi y avoir des blocages.

D’où vient cette approche en terme d’institution ?
Cela vient d’une insatisfaction des théories précédentes.
La société et le droit ne peuvent pas être des données exogènes. Le droit est produit au fur et à mesure afin de répondre à des problèmes économiques.
Finalité : répondre à.

Autre aspect : est-ce qu’on doit toujours ramener la production juridique et sociale à des problèmes clairement identifiables ?
Non, il y a des institutions qui ont un but purement social et non économique.
L’institution peut être d’abord un fait social qui a des effets sociaux. Il y a des institutions finalisées avec un but économique et il y a institutions non finalisées qui renvoient à d’autres problématiques.
Enjeux : quels effets, influences de ces institutions non économiques sur la croissance économique ?

Quels sont ces mécanismes institutionnels qui ont pu être facteurs de croissance ? (exemple : document 2, TD n° 6).

Deux lectures : une approche néo-classique ouverte à cet apporte (courant institutionnaliste américain avec T. Vebler, J.R. Commons, R. Coase, O. Willaimson, D. North (prix Nobel d’économie). Il faut repenser les facteurs de la croissance.

Thèse de D. North : thèse économique traditionnelle est très insuffisante dans la mesure où elle s’est contentée d’appeler les facteurs de production, ce qui était des facteurs apparents (facteurs immédiats mais pas de causes profondes de la croissance). Exemple de facteurs apparents : expliquer le revenu par rapport à la dotation factorielle (population, stock de capitaux) et productivité des facteurs est une explication superficielle. S’il y a ces facteurs c’est parce qu’on est déjà en période de croissance.

Revenu
ä ã
Dotation factorielle productivité des facteurs

Ces éléments sont la croissance et n’explique pas la croissance. Ils font partis de la croissance et il faut chercher des causes en amont.

Qu’est-ce qu’il y a en amont ? Des transformations politiques, sociales et institutionnelles.

Thèse de D. North reprise par D. Podrik :

Il faut considérer des facteurs fondamentaux :
 échange et intégration : taille du marché et mode d’intégration dans le marché mondial (division internationale du travail (DIT)).
institution : « qualité des arrangements sociaux politiques, formels ou informels qui jouent un rôle important dans la performance économique.

D. North est obsédé par la notion de droit de propriété : échange économique = échange de droit : céder un bien, c’est céder un droit d’usage et de vente. Transfert de droit de propriété …. Echangé.
Echange de droit de propriété : pas automatique : l’échange suppose la confiance. Dans le système où la violence, le droit des propriétés ne valent rien car on peut se les approprier par la violence. Les droits de propriété doivent être garantis donc ne valent que dans un Etat de droit minimum ; qui si une valeur perdure et ne sera pas changée, il faut une autorité qui fasse respecter ce droit et garantisse l’indépendance de la justice.

Cf. 1685 avec la Révocation de l’Edit de Nantes qui accordait les droits aux protestants. Les biens sont confisqués, les protestants s’exilent à donc impact économique important car les protestants étaient par exemple des orfèvres, des marchands.

Des institutions peuvent être peu à peu créées pour venir devancer les problèmes économiques.
Les institutions qui existent à un moment donné sont rationnelles car les correspondent à une action rationnelle, elles ont un but précis.

La bonne institution : celle qui répond à des missions précises et qui les accomplit, donc il y a des bonnes et des mauvaises institutions.

Exemple : reproche de la banque mondiale sur la mauvaise qualité des institutions indispensables à la croissance.

Ce qui peut gêner, c’est que les institutions soient strictement finalisées. Le droit n’est pas le strict reflet des besoins. Mais la finalité du droit n’est pas de réglementer l’économie et les agents économiques ne sont pas toujours prêts à respecter le droit.
Exemple : Hayek refusait tout droit institutionnel mais considérait qu’on devait prendre les règles du marché. Le droit peut exprimer un point de vue politique qui peut être vu comme anti-économique.
Le défaut de la théorie de North : l’institution vue que dans leur finalité économique alors que le nombre d’institutions sont non marchandes.

ƒ En amont, il y a aussi la géographie, facteur totalement exogène qui va être un déterminant de la croissance.
La géographie conditionne l’évolution des sociétés avec des conditions objectives (voies naturelles : mer …, climat favorable …).
Mais ce n’est pas assez : Montesquieu exprime la théorie des climats qui peut expliquer le droit avec la distinction des pays chauds et pays froids. Ce n’est pas vrai aujourd’hui mais on peut garder l’idée de la géographie d’un pays qui va tout de même conditionner les formes que la société va prendre, la géographie peut donc bien avoir un lien avec la croissance. La géographie joue sur les conditions de vie de la population, sur le commerce international.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 1:22 am

Approche évolutionniste : le progrès technique souvent décrit de façon naïve, il faut l’élargir aux connaissances, aux savoirs et pas seulement aux machines.

Le phénomène de P.T. dépend de processus multiples qui ne relèvent pas tous du marché.


1er niveau : niveau microéconomique
Ce qui se passe dans les entreprises est en amont du marché. La théorie économique s’est peu à peu désintéresser de la production pour savoir ce qui se passait en aval sur le marché.
Pour la théorie institutionnaliste : les entreprises sont des institutions originales
Exemple : M. Weber a travaillé sur entreprise-institutions, l’entreprise est une organisation : un ensemble d’individus qui se coordonnent et partagent un but commun.

Dans l’entreprise, on a affaire à des relations, des échanges fondamentaux pour l’économie.
Le progrès technique correspond à la qualité de l’organisation qui …… la valeur de l’entreprise. Le PT devient le résultat d’un fonctionnement.

2ème niveau : le niveau mésoéconomique, niveau intermédiaire où l’entreprise est un réseau, des filiales (sous-traitance)  des coopérations inter-entreprises, modes d’organisation économique entre une entreprise réseau. Exemple : Nike qui est un concept, il n’y a pas d’entreprise. Nike, c’est une structure souple et modulable. La croissance économique va être dépendante des relations inter-entreprises.

3ème niveau : dimension macro-économique et macro-sociale dans le PT. Il dépend d’un vaste réseau d’institutions favorables au PT dans le monde.


Section 4 – L’insoutenabilité à l’ombre de la croissance

Le développement « soutenable » est un terme qui est apparu dans les années 90. Il combine deux dimensions :
- préserve écosystème
- préserve les générations futures : solidarité intergénérationnelle et solidarité intra générationnelle

Paragraphe 1 - Le développement durable ou la nouvelle orthodoxie ?

A - L’émergence de la croissance environnementale

Thomas Malthus, 1978, Essai sur le principe de population : raisons de s’alarmer de l’augmentation de la population : progression géométrique de la population qui suit une progression arithmétique des denrées.

Mais le principe est vieux, il faut le développer dans les sociétés préindustrielles. Son point de vue social : Malthus s’inquiète des pauvres qui se « reproduisent » plus vite que les élites.
Proudhon n’est pas d’accord avec Malthus.

J.S. Mill considère qu’il y a des limites environnementales à la croissance : la croissance est transitoire entre les Etats stables. Ce n’est pas un phénomène perpétuel (Etat stationnaire).

Elisée Reclus, géographe, attire l’attention des pouvoirs publics sur la destruction de la forêt et sur les actions humaines qui peuvent entraîner le dysfonctionnement du système.
« L’homme qui, par ces lois, peut aussi troubles l’écosystème des rivières dérange aussi l’harmonie des climatisations ».

Théodore Roosevelt, à l’occasion du premier inventaire des ressources nationales des U.S.A, en 1909, parle déjà de développement durable et de solidarité entre les générations.

Dans l’entre deux guerres : crise de 1929, donc la préoccupation n’est pas de réduire la croissance. Mais un nombre de libéraux favorable à la croissance prend conscience de certaines limites.
Exemple : A.C. Pigou s’intéresse aux externalités négatives, il faut imposer un texte sur les pollueurs mais seuls les pouvoirs publics peuvent le faire. C’est l’inventeur du principe pollueur/payeur.

Dans les années 50-60 : rôle des scientifiques, biologistes, chercheurs. Aux U.S.A., Rachel Carson, « Printemps silencieux ». Si les actions humaines continent d’augmenter, crainte de voir disparaître des oiseaux, des insectes dont les abeilles.

En 2000, on s’est rendu compte de la diminution des insectes et notamment des abeilles.

Roger Heim, Président de l’Académie des Sciences, 1963 : il évoque le risque chimique et radioactif sur la nature.

Rapport de 1972 ainsi que la conférences des Nations Unies sur l’environnement à Stockholm.
Le rapport s’intitule « Halte à la croissance » commandé par le MIT.
Cinq facteurs :
- population
- production alimentaire
- pollution
- utilisation de ressources non renouvelables

Cela a pour résultat le blocage du système, les auteurs demandaient la croissance zéro.
Fait la ………. en PD et PVD : l’effort doit venir des PD. le PVD invité à arriver au niveau PD mais il ne faudra pas croître indéfiniment.

P. Bairoch / R. Dumont

1972 : Conférence des Nations Unies : deux limites à la croissance : une liée à la technosphère et biosphère qui sont en contradiction. La technosphère désorganise la biosphère.
Deuxième limite : mauvaise répartition de la prospérité dans le monde.

Dès 1970, c’est plutôt comment relancer la croissance dû à la crise de 1970 que comment la ralentir.

Un courant d’économie : chercher à trouver une équipe entre ceux qui ne veulent plus de croissance et ceux qui en veulent plus  notion d’éco-développement.
Exemple : I. Sachs défend l’idée que l’on ne peut pas être aveugle sur la limite de la croissance mais pas de discours malthusien.
Il faut un développement économique compatible.

Quatre grandes directions :
- plafonner la consommation de viandes et de pétrole (consommation excessive de viande, diminution des terres agricoles possibles, gaz émis par les animaux pose problème pour la couche d’ozone),
- mettre en œuvre une utilisation plus économique des bâtiments,
- accroître la durée de vie des biens de consommation,
- remplacer les voitures individuelles par les transports en commun.

autonomie des prise en charge équitable
décisions des besoins

prudence
écologique

1987 : Rapport Brundtland « Notre avenir à tous » pendant 5 ans, des experts ont travaillé sur les perspectives d’avenir de la croissance.
Va être relayé par les Nations Unies.

Trois objectifs :
- établir un diagnostic scientifique objectif,
- réfléchir aux modalités de la coordination internationale,
- réfléchir aux moyens de sensibiliser les opinions.

Il va chercher la synthèse avec les sensibilités que, éco-développement, il n’avait pas  un développement soutenable va être proposé. Il faut convaincre l’opinion publique et les industriels et l’Etat : protection de l’environnement doit être un produit.

Le rapport disait que « le développement soutenable » (de l’anglais sustainable) doit prendre en charge l’équité sociale avec la solidarité inter et intra générationnelle, il faut favoriser le respect des systèmes nationaux et réparer ce qui a été détruit (reboisement, …), et il faut préserver autant le développement (croissance) que la nature.

Dans le Nord : sur-pollution ; dans le Sud : sous-pollution : il faut délocaliser les entreprises du Nord vers le Sud pour faire profiter le Sud du développement même s’il y a une plus grande exposition aux risques et soulager le Nord (logique développée dans les années du rapport).

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 2:52 am


Décision finale du rapport : croissance et développement durable sont possibles. Cela implique une notion des limites imposées par l’Etat actuel de techniques et de l’organisation sociale. Il faut une nouvelle ère de croissance.

Contraire au rapport MIT qui préconisait un changement dans l’approche de la croissance.


Simon Kuznets : relation entre la croissance économique et les inégalités : à long terme, la croissance économique diminue les inégalités ; à court terme, elle va les aggraver mais n’est qu’un passage avant le rétablissement des égalités.

Sommet de la terre, 1992, suit la publication du rapport Brundtland avancé en terme de convention (a lieu à Rio).
40 000 personnes - 172 Etats représentés.
Transition démographique avec une décélération de la croissance démographique, même si la population va encore augmenter.
Préoccupation de l’épuisement des ressources naturelles et de la couche d’ozone.

Trois grands principes :
- droit au développement
- acceptation des PD de leur responsabilité dans la dégradation de l’environnement
- réaffirmation dans la nécessité de conserver une croissance, mais une croissance compatible avec le développement durable.

Donc la croissance n’est pas susceptible d’être remise en question, il faut changer son mode d’utilisation, de productivité et de consommation non viable.

Résultats du Sommet :
- Convention sur la diversité biologique.
- Principe d’une lutte des gaz à effet de sphère qui entraînent un réchauffement climatique. Mais les moyens ne sont pas fixés pour trouver le bon fonctionnement écologique.

Idée : instaurer un marché des droits à polluer : on doit définir un niveau maximum de pollution annuel. Ce volume maximum doit être calculé au niveau mondial. On va faire en sorte que ceux qui ne polluent pas beaucoup cèdent leur droit à polluer à ceux qui polluent beaucoup. Chaque Etat a donc des droits sur sa pollution calculés sur la base de la productivité du pays et sa taille économique.
Les Etats pourront racheter les droits.
Mais est-ce que cela va limiter la population ? Non, de fait le statu quo est maintenu.
Plus la convention de Kyoto où les USA n’ont pas signé car ils trouvaient cela contraignant.

Sommet de Johannesburg (2002) : réaffirmation de nouveaux engagements pour le PVD mais pas de budget.

B - Le développement durable : solution ou problème ?

Trois préoccupations :
- sociale
- économique
- environnementale

Trois lectures du développement durable :
- soutien à l’accumulation du capital et à la poursuite de la croissance
- encadrement et modernisation écologique du capitalisme
- remise en cause radicale des catégories et des objectifs sociaux dominants : refus que l’on puisse associer le développement et la croissance car ils sont incompatibles avec l’écologie ® soutenabilité forte.

Développement durable : définition concurrentielles ?

1) L’approche consensuelle : la sphère principale est la sphère écologique. C’est le discours consensuel qui concilie la protection de l’environnement, l’équité sociale et la croissance économique sur un pied d’égalité.

2) Approche technico-économiste : pas de protection de l’environnement ni de protection sociale sans une base économique forte. Priorité économique. Confiance dans la technologie.
Conséquences : recherche des mécanismes propices à l’introduction de l’écologie dans leur choix économique sans remettre en cause le système dominant.

3) Approche écosystémique : soutenabilité forte. Il faut arrêter la croissance actuelle pour réfléchir à sa réadaptabilité.
L’homme doit faire preuve d’humilité face aux destructions qu’il a commis. Il faut une empreinte écologique zéro. Pour chaque décision économique, il faudrait refuser ce qui touche à la dégradation de l’environnement. Priorité écologique.
Autre approche : la décroissance est anti développement.

Paragraphe 2 - La décroissance comme fin du développement ?

Point de départ : notion de décroissance est un oxymore (un terme qui contient une contraction). Le développement durable serait donc inconcevable. La notion est devenue floue.

A - Un progrès insoutenable

Trois arguments :
- insoutenabilité définie comme écologique
- insoutenabilité sociale
- croissance non généralisée à la société toute entière que par une minorité : société occidentale (insoutenabilité conceptuelle)

* Insoutenabilité écologique
Objectivement, on ne voit pas comment on pourrait continuer sur le mode actuel de croissance car la dégradation écologique est importante.
Il y a une évolution normale du climat. L’anomalie provient de la vitesse à laquelle le changement climatique se produit, du aux actions humaines.

Deux logiques :

- contraintes techniques sur l’environnement avec le processus industriel qui font monter la pression sur l’environnement. Composé de modèles agrialimentaires ; déchets industriels (2 milliards de tonnes par an, 340 millions sont toxiques), sont tellement importants que la nature ne peut pas recycler. 70 % des déchets viennent des pays occidentaux ; rareté énergétique.
- fragilisation des écosystèmes : perturbation du cycle de l’eau ; dégradation des sols et déforestation ; perte de biodiversité : destruction actuelle des espèces animales avec l’utilisation de produits chimiques/toxiques, taux d’extinction des espèces est entre une fois à 1000 fois supérieur au taux naturel. 11 000 espèces menacées d’extinctions.

* Insoutenabilité sociale
Le développement ne profite pas à tous et les écarts se creusent : montée des inégalités même dans un même pays :
- 15 % de la population mondiale capte 80 % de la richesse mondiale
- 1,2 milliards de personnes vivent avec un dollar par jour
- 40 millions de chômeurs au sein des pays à développement humain élevé (PDHE)
- accroissement de la précarité et de l’insécurité sociale
- pour les PDH faible, dette extérieure représente 98,4 % de leur PNB cumulés en 98.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 2:54 am


* Insoutenabilité conceptuelle
Seule une minorité de l’humanité peut profiter du mode de vie actuelle occidental.
6 arguments de l’organisation WWF pour généralisation du mode de vie :
- combustion d’agents fossiles
- extinction des richesses halieutiques
- exploitation des forêts avec destruction programmable
- consommation de viande
- surfaces cultivables supérieures à ce que la terre possède
- débauche de construction
Þ impossible !

B - La décroissance comme une solution rationnelle ?

Serge Latouche, Le pari de la décroissance.
La décroissance est un choix rationnel, logique, sinon recul de l’humanité.
La notion de décroissance a de sens que dans une société économique repensée.
Faire changer les représentations, les mentalités et faire accepter le changement par la population.

Les 8 « R » (fait écho aux 3 « D » de Thatcher pour délibération).

réévaluer
recycler reconceptualiser

réutiliser restructurer

réduire redistribuer
relocaliser

Thème le plus efficace de la décroissance : favoriser les circuits courts des consommateurs et producteurs.

Il va distinguer la décroissance au Nord et au Sud.
Au Nord : redisribuer, réduire pour restituer, restructurer et relocaliser.
Au Sud : renouer, retrouver, réintroduire, récupérer, réévaluer, reconceptualiser pour restructurer.

NORD
redistribuer réduire
restituer
SUD

rupture restructurer

renouer reconceptualiser

relocaliser réévaluer
retrouver
réintroduire récupérer



Trois inspirateurs :

* Georgescu Roeger
Economiste, a développé une thèse en se basant sur la conception de la science physique (énergie fossile renouvelable ou non), l’humanité n’a pas respecté la même logique économique avant la révolution industrielle : utilisation des ressources renouvelables.
Avec la révolution industrielle : utilisation de ressources fossiles non renouvelables (charbon, pétrole, gaz).
Inflexion majeure dans l’histoire de la croissance économique. Va utiliser le principe de l’entropie généralisée : tout se dégrade tout le temps. L’humanité a empiété sur le capital naturel non renouvelable dans les années 60, a soutenu le rapport du club de Rome et a défendu le principe de minimiser le gaspillage pour maximiser le principe futur.
Il propose 8 grandes mesures :
- interdiction à la guerre et à l’armement
- aide aux PVD
- diminution de la population mondiale jusqu’au niveau où la culture organique sera suffisante pour nourrir tout le monde
- réduction et interdiction de gaspillage des ressources énergétiques
- guérison de la maladie des gadgets
- suppression de la mode
- adoption de produits à forte durée de vie
- fabrication exclusive de biens réparables
- recherche d’une diminution du temps de travail et d’une utilisation intelligente des loisirs.

* Ivan Illich
Modèle de la convivialité comme antidote à la productivité.
Années 60-70 : le travail de démystification de la société autour du mythe de la croissance.
Il va développer des thèmes au cœur de mai 1968.
Notion de convivialité : met l’accent sur l’intensité et la qualité des rapports humains, favoriser le mode de coopération, bien-être, confort.
Dénonce le caractère monopoliste du capitalisme.
Une société conviviale : l’homme reste le maître de ses outils et de la technique, contrairement l’homme devient possédé par ses objets dans une société capitaliste, dégrade ses rapports à l’autre.
Critiques d’Illich :
- critique des outils et de la technique et pas seulement de leur usage
- critique de la technisation de la médecine
- critique de l’éducation avec formatage des cerveaux et aucune éducation des individus.

Auto-limitation des besoins et du travail sinon aliénation. Il préconise « l’austérité joyeuse » : modération et aucune abondance des biens avec un consommateur qui devient vite blasé et en demande plus.

* Jacques Ellut
L’antidote à la croissance est la spiritualité. Le seul remède efficace contre l’excès de matérialisme, c’est l’égoïsme.
Derrière cette mise en cause des individus, il faut chercher le système qui engendre cela : critique de la technique qui fausse la qualité des relations humaines. La technique favorise le matérialisme de l’esprit qui coupe l’homme de tradition, foi et croyance, tend à détruire la société car elle favorise la relation de l’homme aux choses et aucun d’homme à homme Þ société déshumanisée, engendre la conception normative de la société.
Ecologie : conversion spirituelle, reconstruction de la personne.

Paragraphe 3 - Réorienter la croissance

Dans la décroissance, beaucoup de thèmes, flou conceptuel, mais il y a désharmonie.

La critique de la croissance devient une critique de la modernité et de l’Occident.


CHAPITRE 3 - LES MECANISMES MONETAIRES

John Stuart Mille : Théorie libérale « classique » XIXe siècle.

« La monnaie est insignifiante ».
Elle est neutre dans l’économie, n’a pas de véritable influence.
La monnaie est considérée comme quelque chose de rapporté à l’économie réelle ® conception particulière.
La monnaie n’est qu’un « voile » jeté sur les échanges : pour comprendre le fonctionnement économique, il ne faudrait pas partir de la monnaie.

La conception dichotomique : deux parties séparées : celle du monétaire et celle du réel.
Economie : vaste système d’échange sous forme de troc, sans monnaie. Qu’est-ce qui se passe si on expulse la monnaie ? Y a-t-il encore une économie ? pour beaucoup oui !
« Illusion monétaire » : la croissance monétaire est contraire à la croissance réelle.
Si la croissance réelle est plus forte que la croissance monétaire : moins de riches, perte du pouvoir d’achat.

Les néo-classiques jusqu’aux années 1970 ont repris cette dichotomie. Et depuis les économistes ne considèrent plus la monnaie comme inactive, elle aurait des effets sur l’économie.






------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 2:57 am

Deux catégories d’effets.
* Effets négatifs :
Trois points de vue :
1) la monnaie nocive car active. Pour les économistes monétaristes il faut neutraliser les effets (économie d’échanges réels)
2) la monnaie est active mais a des effets variés comme la dynamique du circuit (effets positifs comme négatifs) (économie monétaire)
3) la monnaie est neutre (économie d’échanges réels)

* Effets positifs :
La monnaie est-elle importante ou est-elle quelque chose à partir ?

Section 1 - L’ambivalence de la monnaie

Quelles fonctions ?
Quelles formes ?
De quoi est-elle faite ?
Quelle substance ?

A un rapport avec la puissance économique.

Paragraphe 1 - La monnaie comme instrument de paiement

A quoi sert la monnaie ? Elle sert à payer c’est-à-dire au sens strict, éteindre une dette. « Fonction de paiement ».
Notion de pacification, en éteignant la dette on éteint la relation de conflit avec son créancier.
Néo-classique : la monnaie est inutile, secondaire mais en même temps est au cœur des relations économiques : comment gérer cette contradiction ?
Avec l’économie réelle on échange des biens (troc) : il faut un taux de conversion. Un poisson = 100 noix ; une banane = 2 pommes ; une pomme = 5 noix.

Il faut connaître tous les rapports d’échange.
Exemple : si 100 biens, il faut connaître 4950 rapports d’échange. Dès que l’économie prend de l’ampleur, il faut adopter une technique. On prend la même unité pour mesurer les valeurs, on va choisir un bien type pour exprimer toutes les valeurs.
Si 100 biens, 99 rapports d’échange.
On justifie par la simple commodité l’usage d’une mesure pour calculer les biens « fonction d’évaluation ».
Prix relatif contraire au prix nominal (rapport d’échange entre un bien et la monnaie) derrière le prix nominal, on peut retrouver le prix relatif.
Exemple : une poule = deux lapins ; une poule = 5 euros


L’usage monnaie découle donc de la complexité des échanges étendus.
Monnaie = étalon général des valeurs.

Quels avantages présentent la monnaie ?
Par rapport au troc : contrainte de symétrie : acheteur et vendeur doivent s’entendre sur les biens à échanger. Avec la monnaie, on va vendre pour avoir la monnaie et avec la monnaie on va acheter ce dont on a besoin.
Troc : coïncidence dans le temps et l’espace alors qu’avec la monnaie, les deux sont dissociés, pas obligé de vendre ou d’acheter au même moment.
Plus quelles garanties que mes biens vont pouvoir être échangés contre un autre dans le système du troc ?
Plus quelles garanties que mes biens auront la même valeur d’un jour à l’autre ?

Résumé : l’usage de la monnaie pose deux problèmes :
- acceptation généralisée, question de la confiance
- risque que la valeur de la monnaie fluctue d’un moment à l’autre. Question de stabilité.
La monnaie sera désirée par tous, rare.
La garantie que donnera une autorité pourra renforcer la confiance.
Le vrai garant de la monnaie c’est la confiance d’autrui.
Valeur : question de garantie de durabilité, donc il faut une valeur durable pour être stable. Exemple : pas de sac de blé mais des métaux, problème si comme aujourd’hui la valeur immatérielle de la monnaie va fonctionner grâce aux mécanismes du marché. Les gouvernements doivent lutter contre la dépréciation de la monnaie. Dualité entre les deux fonctions (paiement et évaluation).

Monnaie : unité de mesure plus instrument matériel qui sert au paiement.
Monnaie de compte (exemple : anciens francs).
Monnaie de paiement (exemple : euros)

Þ Préférence pour la liquidité
La notion introduite par Keynes : il n’y a jamais eu d’économie de troc généralisée. L’économie de marché a toujours utilisé la monnaie.

En revanche, exemple d’économie où aucune de paiement mais monnaie de compte. L’Empire égyptien, les Incas ont utilisé la monnaie de compte.


Vraie fonction monétaire ancienne : monnaie de compte.
Pour les économistes néo-classiques : les produits s’échangent contre des produits entre ces deux biens, c’est intercalé de la monnaie sauf que personne ne veut la désirer. La monnaie n’est jamais désirée pour elle-même, ce n’est qu’un instrument. Pas de valeur d’usage, ne remplit aucun besoin, ne sert qu’à échanger.
Pour ces auteurs, il n’y a pas de demande de monnaie.

Keynes va démontrer que la monnaie peut avoir une valeur d’usage et peut y avoir une demande de monnaie pour elle-même (exemple : thésaurisation). La monnaie rend service et peut être désirée ® demande d’encaisse : l’agent économique souhaite détenir pour un certain temps de la monnaie qu’il ne souhaite pas échanger.

Quatre motifs de détention de la monnaie pour Keynes :
1) Besoin de monnaie sous forme d’argent liquide pour des achats
2) Motif de précaution : mettre une partie de côté ; conserve le pouvoir d’achat
3) Motif de spéculation : pouvoir de liquidité pour payer instantanément (être illiquide : être dépourvu d’instrument de paiement à un moment donné)
4) Pouvoir de finance (motif de finance)

Détenir de la monnaie a un coût pour l’agent économique : prix à payer de la liquidité = pas de rémunération.
Deux désirs :
- faire fructifier le capital
- disposer de liquidité immédiate

Comme il n’y a pas de rémunération c’est pour cela que la monnaie est nulle et que les risques sont nuls. L’argent est contraire à l’action où l’on peut perdre du capital.
Liquidité :
- rendement économique nul
- risque économique nul
Donc fondamentalement, les agents économiques préfèrent la liquidité mais parfois, préfèrent l’action.

Demande de monnaie = préférence pour la liquidité. Pour Keynes, cela est prépondérant pour les ménages.
Ce qui leur fait provisoirement renoncer à la liquidité, c’est la rémunération élevée des intérêts.

Paragraphe 2 - La monnaie comme actif de patrimoine

La monnaie envisagée comme richesse détenue par les agents.
Capital : toute valeur qui s’accroît d’une survaleur dès lors qu’elle s’introduit dans le secteur économique.
Idée que la monnaie conserve de la valeur.
Dans le système du troc, il faut faire simultanément achat et vente contrairement quand la monnaie est présente car on a un pouvoir d’achat transitoire, pour autant n’a pas un caractère de capital. Quelle analogie entre la monnaie et le capital ?

Rémunération épargne entraîne une prise de risque et un temps d’immobilisation des fonds ® on sort du système transitoire.

Pour les ménages épargnants : court terme : disponibilité réduite des fonds, risque assez faible, rémunération faible/moyens ® produits plus ou moins liquides.
Exemple :
- dépôts à terme : compte épargne logement (CEL), plan épargne logement (PEL)
- titres de créances négociables : bon du Trésor, billets du Trésor, certificats de dépôts = forme d’épargne à court terme que l’on peut revendre, sont liquides mais négociables. Exemple : bons du Trésor : leurs valeurs peuvent augmenter sur le marché, ils correspondent à un crédit accordé par le Trésor.

Avant la monnaie était contraire au capital. Puis, au fur et à mesure du développement des marchés financiers, l’infinité des produits qui correspondent à différents placements : la monnaie est la plus liquide et la moins rémunérée ; les actions sont les plus rémunérées mais les moins liquides ; entre deux il y a d’autres choses.

La monnaie absorbée dans le monde des placements, c’est un actif financier parmi d’autres : on a la certitude de ne rien perdre : placement privilégié en période de crise.

Keynes : monnaie = réserve de valeur pour apaiser les inquiétudes.

Ne …… avec la confiance dans la rémunération des actions.

* Titrisation
Transformer un actif du bilan en titre financier. A l’origine, concernait les dettes des PVD. C’est l’une des origines de la crise financière d’aujourd’hui, avec le rachat par les banques européennes de titres « pourris » détenus par les banques américaines. Ces titres « pourris » sont des dettes des consommateurs américains qui ne sont plus solvables = le crédit a été transformé en titre et a été côté avec le rachat et la revente).

Que signifie l’inflation ?
Des qu’il y a inflation, tout le monde perd du pouvoir d’achat, sauf ceux dont la rémunération augmente plus vite que l’inflation. Impute la rémunération du capital.
Exemple : inflation de 3 %, rémunération de 5 % = perte de 2 % du pouvoir d’achat = exemple sur les 1 000 = perte de 30 à la fin de l’année.
Ceux protégés par l’inflation sont ceux qui sont indexés sur l’inflation : avec clause de réévaluation mécanique de l’inflation, le problème ne se situe pas au niveau de l’inflation mais au niveau de la valeur nominale de la monnaie. Exemple : avec un billet de 500 euros, il vaut toujours 500 euros à la fin de l’année.
Donc la monnaie est fixe et le capital est variable. Sauf qu’ils sont tous les deux concernés par la diminution du pouvoir d’achat de la monnaie. Quand la monnaie a la même valeur, 500 euros = 500 euros, c’est le pouvoir d’achat de la monnaie qui aura diminué : on pourra acheter moins pour le même prix.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
Ahmed
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
ãÜÜÜÌÜÜÜÑÏ ÅäÜÜÜÓÜÜÜÇä
avatar

ÐßÑ
ÚÏÏ ÇáÑÓÇÆá : 925
ÇáÓøñãÚóÉ : 0
äÞÇØ : 1245
ÊÇÑíÎ ÇáÊÓÌíá : 28/01/2008

ãõÓÇåãÉãæÖæÚ: ÑÏ: CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA   ÇáËáÇËÇÁ 30 íæäíæ 2009, 2:58 am

Trois niveaux d’analyse de la monnaie comme capital :

* Théorie néoclassique traditionnelle : les agents économiques ne détiennent de monnaie que dans la mesure où ils sont obligés de gérer la monnaie dans le temps. La monnaie devient un support de l’épargne. Quel intérêt de ne pas utiliser la monnaie aujourd’hui, mais de l’épargner ?

® épargner plus pour consommer plus.
L’intérêt sera le renoncement à la jouissance immédiate pour que la jouissance future soit plus élevée.

* Théorie néo-keynésienne Tobin
Dans les années 60 ; il avait proposé de mettre des grains de sable ; il craignait le problème de la déstabilisation du marché, donc il fallait taxer de 1 % les flux de capitaux pour empêcher les flux de capitaux intempestifs qui n’étaient pas intéressants.
Tobin a expliqué la détention de monnaie : tous les agents économiques détiennent un portefeuille financier avec des créances, des actions et de la monnaie. Les agents économiques qui détiennent ces portefeuilles se sont intéressés à leur structure (composition), quand le taux d’intérêt ……, la structure du portefeuille va évoluer : la demande de monnaie diminue et augmentation des actions rémunérées. Quand le taux d’intérêt est bas, la proportion du portefeuille détenue en monnaie augmente de façon importante. A généraliser ce raisonnement à mouvement des taux au niveau international.
(calcul financier sur la structure portefeuille).

* La monnaie est un simple élément d patrimoine : tout développement par Milton Friedman (monétaristes avant la monnaie, pas importante voire dangereuse) : il y a une demande d’encaisse, tous les agents économiques souhaitent détenir une proportion de leur richesse en monnaie disponible ; ils sont une action stable dans le temps et on une proportion constante de leur richesse en « encaisse » (monnaie disponible) hors inflation.

C’est un simple élément du patrimoine général, c’est-à-dire du mobilier, immobilier, biens réels, valeurs financières et en bout de course il y a la monnaie (relativise la place de la monnaie, c’est une raison de commodité et non un comportement stratégique des agents économiques).

On arrive donc à l’idée que la monnaie est un simple actif comme les autres.
La monnaie a été absorbée des produits financiers et perd sa version initiale.
Ce n’est qu’une réserve de valeur et non un instrument de paiement = plus de circulation monétaire, dénaturation de la monnaie au bout de ce raisonnement.

Paragraphe 3 - La monnaie comme institution sociale

La monnaie dépasse le domaine de l’économie, c’est un phénomène social. Le fonctionnement économique n’en explique pas toutes les caractéristiques de la monnaie.

Utilité de la monnaie : les agents en ont conscience et la mesure précisément. Le choix économique individuel est associable à la notion d’utilité.

Attention : l’unité sociale de la monnaie est diffuse, collective : elle remplit une fonction de cohésion sociale.

F. Simiard, « La monnaie est un ciment social ».

Apport de l’anthropologie
Joue un rôle particulier en économie : elle contredit l’économie sur différents thèmes. Par exemple : hypothèse sur la nature humaine en économie est fausse, le marché n’est pas universel et fait explosé le schéma du troc en tant que forme d’échange primitif est remplacé par la monnaie.
La monnaie existait avant le marché et a d’autres fonctions dans la société primitive qui peuvent être existant encore aujourd’hui ?

Les monnaies primitives = de vraies monnaies ou non ? Tout les attributs de la monnaie moderne mais en partage certains. Certaines monnaies ne servent qu’à des rites funéraires (ex : l’Océanie) ® pas de pouvoirs d’achat général mais que pour une prestation donnée, parfois les sphères d’échanges sont limitées avec une monnaie par sphère. Les sphères ne communiquent pas entre elles.
Des monnaies ne respectent pas la stabilité des valeurs, les valeurs vont varier selon les domaines, n’ont pas tous les attributs de la monnaie moderne, sont des formes primitives.

Une deuxième lecture estime que ces monnaies ne sont pas primitives car elles ont un but alors que les monnaies modernes n’ont pas de signification. La monnaie avait un sens dans un domaine culturel donné ® la monnaie moderne est une forme dégénérée de la monnaie primitive.

M. Aglietta et Orléan : Violence de la monnaie : toutes les sociétés ont besoin de boucs émissaires. La violence peut dégénérer le groupe mais on peut s’unir contre quelque chose. Le bouc émissaire va devenir, progressivement, symbolique. Dans la société moderne où la religion a perdu de l’influence, c’est la monnaie qui est le bouc émissaire. La violence entre individu transcendé par la compétition pour les biens. La consommation est le terrain de l’expression des individus. Il faut absolument détenir la monnaie pour consommer : c’est le catalyseur de la violence, la fonction de régulation sociale.

Approche sociologique
La monnaie serait un bien collectif : école autrichienne (Hayet ou G. Simmel). La monnaie = règles : ce qui importe pour analyser les fonctions monétaires c’est l’analyse des fonctions, relation individuelle - la communauté est une entité close ou le partage des valeurs communes, notion d’individualiste mal assurée, la valeur dominante est la conformité aux règles communes avec un comportement structuré faible différenciation sociale. L’individu se pense d’absence dans une relation avec les autres.

La monnaie sert à créer des relations entre les gens anonymes : échange en donnant de la monnaie = relation pacifique.
Pas seulement une logique utilitariste mais construit des relations sociales.

Dans une société, où s’opère le lien ? Dans et par le marché quand la division du travail est poussée = sépare et différencie les individus, plus elle les rend dépendants
Þ la monnaie est importante et fait que le travail produit va être échangé en monnaie.

On ne peut donc penser monnaie que comme un bien collectif au niveau macro-social/macro-économique.
Exemple : l’Euro joue un rôle de bien collectif, c’est un symbole d’une union, un signe de reconnaissance.

Simmel a montré dans Philosophie de l’argent en quoi la monnaie est un agent de socialisation. La monnaie permet l’acquisition de biens et l’aptitude l’homme à utiliser le calcul économique. La monnaie représente de la valeur abstraite, elle favorise des rapports économiques plus complexes, des anticipations dans la société marchande sont impensables sans monnaie.

Monnaie comme bien public
Bien public : bien nominal et non exclusif.
Bien non social : bien que l’on peut consommer sans qu’un tiers en soit privé.
Bien non exclusif : on ne peut pas priver quelqu’un de ce bien en imposant un prix.

En quoi la monnaie serait-elle un bien public ? En tant qu’étalon de valeur, tout le monde l’utilise pour compter. Elle relève donc de l’autorité publique : l’unité de mesure est stable et cette autorité doit en assurer la stabilité (pas de déflation). Mais sa stabilité assurée par la dégradation d’autres données économiques.

Une partie de la monnaie n’est pas publique : elle est appropriable par des personnes privées.
Attention : la monnaie scripturale est une monnaie privée qui ne répond pas à ces données (exemple : comptes de la BNP que pour la BNP). Elle circule que dans le domaine privé des banques. Problème quand la monnaie sort de son domaine privé ® on va utiliser la monnaie centrale pour procéder à la conversion d’une monnaie privée dans une autre monnaie privée = unité de mesure commune.
Exemple : la monnaie BNP Û monnaie Crédit Agricole Þ on va utiliser la monnaie centrale que la banque va convertir en sa propre monnaie.
® Ambivalence de la monnaie : il y a une monnaie privée qui obéit à une logique économique + une monnaie publique qui obéit à une autre logique plus sociale.
La monnaie publique est donc une institution : elle a un pouvoir infini (aucun commerçant ne peut refuser la monnaie en liquidité).

Paragraphe 4 - Les formes de la monnaie

Chez les économistes, l’évolution des formes prend une tournure évolutionniste où la forme de la monnaie d’aujourd’hui est la plus aboutie (forme dématérialisée). Moins de contraintes avec une monnaie immatérielle.

Les monnaies matérielles :
- monnaies archaïques : sont des objets, des marchandises symboliques en général, emblèmes de la civilisation
- monnaies marchandises : biens plus élaborés, convergence dans toutes les civilisations vers le métal qui devient un support idéal.

Dans les monnaies métal, trois formes :
- monnaie pesée : selon le poids
- monnaie comptée, divisée en pièces, petites unités
- monnaie frappée

« Etalon-or » : système d’échange où les pays qui participent au commerce mondial vont établir une monnaie commune.

Deux métaux : or au Nord et argent plus en Asie. L’or est plus rare que l’argent donc circule moins.

------------------------------ Egypt - Boys and Girls ------------------------------




ßã ÊãäíÊ Ãä Çßæä ÅÈÊÓÇãÉ ð Úáì ÔÝÊì ØÝá
Ãæ ÏãÚÉ ð Ýì Úíä ÊÇÆÈ

---
áÇ Åáå ÅáÇ ÃäÊ ÓÈÍÇäß
ÅäÜì ßÜäÜÊ ãÜä ÇáÜÜÙÜÇáÜãÜíÜä








ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ ÇÐåÈ Çáì ÇáÃÓÝá
 
CHAPITRE 2 - ANATOMIE DE LA
ÇáÑÌæÚ Çáì ÃÚáì ÇáÕÝÍÉ 
ÕÝÍÉ 1 ãä ÇÕá 1

ÕáÇÍíÇÊ åÐÇ ÇáãäÊÏì:áÇÊÓÊØíÚ ÇáÑÏ Úáì ÇáãæÇÖíÚ Ýí åÐÇ ÇáãäÊÏì
ãÜÜÕÜÜÑ - ÃæáÇÏ æÈÜäÜÇÊ ™ Egypt - Boys and Girls  :: ÚÜáÜæã æ ßãÈíæÊÑ æ áÛÇÊ :: áÜÜÜÛÜÜÜÇÊ-
ÇäÊÞá Çáì: